Comment réussir ses cultures ? Mon top 14 d’échecs et de réussites au jardin et au potager…
Le jardin fête ses 2 ans ! C’est le bon moment pour faire le bilan sur ces deux années de potager, de semis, de limaces… mais surtout d’apprentissage !

Le jardin fête ses 2 ans ! C’est le bon moment pour faire le bilan sur ces deux années de potager, de semis, de limaces… mais surtout d’apprentissage ! Je trouve cela important de faire le point chaque année sur les cultures qui ont fonctionné ou non et surtout pourquoi ? Est-ce que je vais cultiver à nouveau cette plante ? C’est parti pour un retour sur mes échecs cuisants et mes fiertés au jardin et au potager, et quelques conseils pour réussir ses cultures ! 

Mes plus gros « fails » au potager

Vous savez ce qu’on dit : « Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés ? » Eh bien, je ne sais pas si les jardiniers ont les moins belles cultures, mais en voici quelques-unes qui m’ont donné du fil à retordre.

Fail n°1 : les radis 

Je suis HYPER frustrée par cet échec ! Les radis sont sensés être très faciles à cultiver, tellement faciles que c’est une culture que l’on recommande aux enfants… En deux ans de potager, j’ai dû récolter tout au plus une dizaine de radis, et pas énormes ! Pourquoi ? Différentes raisons : d’abord les limaces qui ne me laissent aucun répit et décapitent la moindre plantule qui sort de terre… Ensuite les radis ne sont pas si faciles que ça à entretenir. Ils montent rapidement en graines lorsqu’il y a de forts écarts de température et ont besoin d’un arrosage très régulier pour ne pas piquer. 

Réussir ses cultures de radis : un radis dans une main devant un mur blanc
Un des rares radis qui a fini dans mon assiette !

C’est une culture que je vais poursuivre car il en existe de nombreuses variétés introuvables au supermarché (misato rose, rose de Pâques), et que j’ai besoin de la réussir pour mon ego 😅​ 

Comment réussir ses cultures de radis ?

Semez dense et régulièrement, n’oubliez pas les arrosages et paillez votre sol pour retenir l’humidité !

Fail n°2 : les aubergines 

Je suis moins dure avec moi-même sur l’échec de la culture des aubergines. En Belgique et sans serre, ce n’est pas évident d’avoir toutes les conditions climatiques réunies. J’ai tenté deux fois, et chaque fois je n’ai réussi qu’à obtenir une toute petite aubergine qui n’est pas arrivée à maturité. Comme c’est une culture qui prend de la place et qui nécessite beaucoup de chaleur et de soleil pour être réussie, j’ai décidé de ne plus en cultiver. Je trouve mon bonheur dans mon panier de légumes maraîcher et pour le peu d’aubergines que je pourrai récolter, le jeu n’en vaut pas la chandelle. 

Un plant d'aubergine dans un potager avec une fleur violette et une petite aubergine
La culture des aubergines nécessite beaucoup de soleil et de chaleur, pas toujours évident à Bruxelles !

Fail n°3 : les courges 

Encore une culture assez facile que je suis dégoûtée de ne pas réussir ! Impossible de faire pousser un plant de courge jusqu’à présent dans mon jardin. Pourtant je réussis bien leurs semis qui sont très faciles et poussent rapidement. J’ai aussi des buttes en lasagnes bourrées de matières organiques prêtes à les accueillir. Mais ce sont encore les gastéropodes qui posent problème ! L’an dernier, j’ai planté une dizaine de courges dans le potager, en une nuit elles avaient disparu comme par magie… Cette année je tente le coup dans mon potager hors-sol cette fois ! J’espère que les planter en pot rendra les limaces plus maitrisables, avec de nombreux plants de secours (je suis prête à en planter 50 s’il le faut, mais je veux mon butternut maison). 

Comment réussir ses cultures de courge ?

Semez de nombreux plants pour en avoir en secours si les limaces passent par là. Vous pouvez les repiquer plusieurs fois en pots jusqu’à ce qu’elles aient une bonne taille et puisse repousser malgré les attaques. Enfin, ne lésinez pas sur le compost, c’est une culture très gourmande !

Fail n°4 : les épinards 

Lui aussi est facile à cultiver, mais entre les limaces qui mangent les jeunes pousses et les mulots qui déterrent les graines, je ne suis pas aidée ! Cette année, j’ai investi dans des plaques alvéolées pour faire grandir les jeunes pousses avant de les replanter au potager, finis les semis directs ! 

Fail n°5 : les haricots 

Comme les épinards, je n’ai même pas eu le temps de les voir germer… Pourtant j’en avais semé des dizaines ! Encore la faute aux limaces probablement… Je les cultiverais eux aussi en alvéoles avant de les repiquer en pleine terre, et je prévois de faire de nombreux plants de secours.

Fail n°6 : les laitues 

Vous avez compris mon problème principal : ça rampe et c’est baveux… Depuis mes débuts au potager, je n’ai pu déguster qu’une toute petite laitue. Mais cette année, c’est bien parti ! J’ai cultivé de nombreuses laitues en alvéoles, et les premières ont été replantées sans problème au potager. Les limaces ne les ont même pas remarquées ! J’ai enfin bon espoir de réussir cette culture facile ! Pour ne pas prendre de risque, je sème une plaque de 70 alvéoles chaque mois (oui c’est beaucoup, mais la moitié vont probablement être mangées !)

Fail n°7 : les aromatiques annuelles 

Comme j’envie ces gens qui disent « Du persil ? J’en ai partout, il se ressème dans tout le potager ! » Je ne vous cache pas que c’est clairement un objectif. J’aimerai que mes plantes vivent leur meilleure vie dans mon jardin, à telle point qu’elles s’y reproduisent à n’en plus finir… Ce serait un sacré gain de temps !

Pour l’instant, ça n’est pas le cas. La culture des aromatiques me prend beaucoup de temps. Les plantules sont régulièrement victimes des limaces et des chenilles. J’ai du mal à gérer un échelonnement de semis assez réguliers pour satisfaire nos estomacs dingos de coriandre, persil, basilic… C’est donc aussi un objectif cette année de mieux gérer la production. Je souhaiterai être autonome en semant chaque mois une dizaine de chaque plants. 

Comment réussir ses cultures d’aromatiques annuelles ?

Personnellement, je sème désormais une grande partie des aromatiques comme le persil, la coriandre, le cerfeuil et autres feuilles tendres en pot. J’ai au moins 5 pots de chaque sur une étagère sur la terrasse, à l’abri des limaces et autres ravageurs, cela me permet d’en avoir en permanence à disposition. En pleine terre j’ai fait un semis à la volée d’un mélange de graines d’aromatiques, légumes feuilles et fleurs comestibles, comme pour une prairie fleurie. Un semis dense et varié peut être un moyen de minimiser les dégâts des ravageurs.

Fail n°8 : Comment réussir ses cultures de fruits rouges ?

Depuis que nous avons un jardin, je suis obsédée par l’idée d’avoir des fruits rouges en quantité à cueillir en été. Ce sont d’ailleurs les premières cultures que j’ai planté ! Nous avons un murier, une dizaine de framboisiers, 5 groseilliers à grappes, 3 groseilliers à maquereaux, 5 cassissiers et une bonne vingtaine de fraisiers. Nous avons également quelques fruits originaux comme des fuchsias comestibles, des baies de mai, des églantiers et un amélanchier. Malgré cette grande quantité de plantes, on est loin de l’opulence… On a dû récolter une dizaine de groseilles, zéro cassis, l’équivalent d’une barquette de framboises et peut être une quinzaine de fraises…

Des fleurs de fraisiers blanches et jaunes
La récolte de fraises 2022 s’annonce prometteuse !

Pourquoi ? Parce que j’ai largement négligé l’apport en matière organique. Depuis leur plantation, je laisse ces plantes à fruits faire leur vie sans m’en occuper, sauf que notre sol est très pauvre, et qu’elles ne trouvent pas de quoi se nourrir.

Une abeille butine une fleur blanche, il y a des feuilles vertes
Depuis qu’ils sont paillés en permanence, les framboisiers fleurissent abondamment

L’automne dernier j’ai donc tout repris à zéro. J’ai paillé les plants avec un mélange de fumier et de feuilles mortes. J’ai apporté une couche épaisse de compost en début de printemps et je pratique maintenant le paillage permanent. Je vois déjà la différence car la reprise est bien meilleure que les années précédente. Je pense aussi à arroser régulièrement avec un purin d’ortie et/ou consoude. Enfin, j’ajoute du jus de compost à l’eau d’arrosage à partir du mois de mai pour booster la production. 

Les success stories du potager 

Je vous rassure, j’ai quand même réussi à faire pousser quelques légumes dans mon potager, et ces succès ont de quoi mettre du baume au cœur dans ce monde de brutes. Voici quelques plantes qui ont bien voulu me gratifier de quelques récoltes, qui sont chaque année de plus en plus abondantes. 

Success story n°1 : comment réussir ses cultures de pommes de terre ?

Le Nord c’est un peu LA patrie de la frite et de la patate (bonjour les clichés), j’étais donc obligée d’essayer cette culture. La première fois, j’ai simplement mis des germes de pommes de terre bio sur plusieurs étages dans un pot en géotextiles, et quelques mois plus tard : TADAM !

Une main tient une grosse pomme de terre, 3 autres pommes de terre sont posées par terre
Mes premières pommes de terre 100% bruxelloises 🇧🇪​

Pour être réussie, la culture de pomme de terre nécessite un sol très riche, avec un apport en compost conséquent. Que vous cultiviez en pot ou en pleine terre, je vous recommande d’utiliser la technique de culture en lasagnes, qui garantit un substrat riche.

Cette année, c’est la première fois que j’investis dans des pommes de terre de semenciers. J’ai choisi la variété Fleur Bleue, qui ressemble aux pommes de terre Vitelotte mais réputée plus productive. J’espère que le résultat sera aussi concluant que ma première culture ! 

Success story n°2 : les tomates 

Ah la tomate, vaste sujet de discorde entre les afficionados qui la consomment en été et bien sucrée, et ceux qui la dégainent à toutes saisons comme un paquet de chips à l’apéro… ANYWAY ! Les premières tomates que j’ai cultivé, je m’en rappelle très bien. C’était un ensemble de plants achetés au supermarché, qui m’ont donné chacun 3 tomates sans goût. Lorsque je me suis lancée sérieusement dans le jardinage et la culture potagère, je me suis intéressée aux variétés anciennes, aux semences paysannes et reproductibles. J’ai découvert des variétés de tomates IN-CROY-ABLES.

Des tomates jaunes/orangées sur des plants de tomates devant un mur blanc
La tomate Voyageur, une curiosité à adopter au potager !

Il en existe des milliers : des petites, des grandes, des jaunes, des vertes, des noires… J’ai une obsession pour les tomates, dès que je découvre une nouvelle variété, je veux la cultiver ! C’est une culture facile que je recommande à tous, qui donne beaucoup de satisfaction.

Success story n°3 : comment réussir ses cultures de courgettes ?

Là aussi, on est sur une culture EASY PEASY ! La courgette pousse vite et résiste mieux aux limaces que les courges et les concombre (je trouve). Elle donne de nombreux fruits si l’on respecte ces deux conditions : un sol ou substrat très riche (no limit sur le compost) et une bonne pollinisation. Le seul défaut des cucurbitacées, est qu’ils ne sont parfois pas bien polliniser voire pas du tout, et les fruits meurent prématurément sur le plant. Pour éviter ce problème, faites en sorte d’avoir plusieurs plants de la même espèce proches les uns des autres. Ainsi les abeilles et bourdons les polliniseront, ou bien faites le vous-même avec un pinceau. 

Success story n°4 : les aromatiques méditerranéennes 

Vivant en Belgique où la pluie est omniprésente 8 mois sur 12, nous avons la chance (discutable lorsqu’il fait très sec en été), d’avoir un sol très sableux et léger. Cela permet aux plantes aromatiques méditerranéennes comme le romarin, la sarriette, les lavandes, les thyms… De prospérer malgré l’hiver humide et sombre (nous n’avons pas de soleil de novembre à février car le jardin est entouré de grands murs). Cela permet de compenser le manque d’aromatiques annuelles fraiches, et d’aromatiser plats et boissons presque toute l’année !

Success story n°5 : les mescluns 

Si les laitues et les épinards n’ont pas permis de remplir les saladiers jusqu’à présent, ce n’est pas le cas des légumes-feuilles plus forts. En effet le cresson, la roquette ou les moutardes n’ont pas l’air de plaire aux limaces ! Cette année j’ai décidé d’en semer beaucoup plus. Cela me permet d’avoir en permanence de quoi faire une salade, de la terre à l’assiette. En plus d’être un plaisir, cueillir juste avant la consommation permet d’avoir tous les bénéfices nutritionnels des plantes. Elle ne perdent ni leur saveur ni leur vitamines !

Success story n°6 : les figues 

J’avais sur mon balcon parisien un figuier, en pot donc, qui oscillait entre la vie et la mort depuis son achat en jardinerie. Il perdait systématiquement toutes ses feuilles, et autant vous dire qu’il n’avait jamais donné une seule figue… C’est la toute première plantation que j’ai fait dans notre jardin bruxellois. Il est désormais en pleine terre, au soleil, et planté juste à côté de compost. L’an dernier, il nous a donné 4 figues, ce n’est pas beaucoup, mais c’est annonciateur de belles récoltes. 

Une main tient une figue devant un arbre aux feuilles vertes
La toute première figue d’une longue série🤞

Le conseil de Mauvaise Graine

Le but de cet article est de vous montrer encore une fois qu’il n’y a pas de science exacte en jardinage, et encore moins de mains vertes. C’est avec le temps et l’expérience qu’on apprend à réussir ses cultures, et j’accepte que d’autres ne sont tout simplement pas adaptées à mon jardin. Toujours est-il que les récoltes sont plus abondantes chaque année, signe que ça vaut le coup de persévérer !

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